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On vient d’apprendre que le maire et conseiller général PS de Fontenay aux Roses Pascal Buchet qui est aussi le patron de la fédération socialiste pour le 92, vient d’être condamné par la cour d’appel de Versailles à six mois de prison avec sursis et 8 000 € d’amende pour l’affaire de « harcèlement moral ».
Rappel des faits: en juillet 2007, Jenny Sauvagnac, sa directrice de la communication ( 36 ans), mère de deux jeunes enfants, s’était jetée par la fenêtre de son appartement. Sa famille explique son terrible geste par le harcèlement moral dont elle a été victime de la part du maire.
En juin le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné monsieur Buchet à 8 000 euros d’amende, l’arrêt rendu aujourd’hui à Versailles est donc plus sévère. Le maire de Fontenay veut se pourvoir en cassation, on verra bien.
Et pourtant on remarque que Monsieur Buchet a continué de présider la commission intercommunale chargée d’examiner toutes les délibérations relatives au personnel !
Comme beaucoup tels E. Woerth, G.Tron, DSK… il aurait pu démissionner en attendant que la justice passe !
Monsieur Kaltenbach qui rappelons le, doit son poste de sénateur à cette bien triste affaire, se dit » consterné par la condamnation de Pascal Buchet » et il ajoute « . Je tiens à l’assurer, ainsi que sa famille, de ma solidarité et de mon affection dans cette épreuve » avant de mettre quelques mots pour la victime…on peut apprécier.
Et là ensuite notre maire porte comme d’habitude des accusations très graves : c’est la faute du procureur Courroye, de l’UMP… Les mêmes qui seraient à l’origine de ses propres ennuis avec la justice !
Quand on réclame la présomption d’innocence pour soi on se doit aussi de l’accorder aux autres.
On sait bien, comme dit le proverbe que « la meilleure défense c’est l’attaque » mais là c’est un peu trop et à Clamart on se pose des questions plus que légitimes, on demande des preuves de ce que le maire avance pour sa défense et non des dénégations ou des accusations sans base solide.
Avec « l’affaire Kaltenbach » à Clamart et l’affaire Buchet à Fontenay , ce sont deux graves affaires judiciaires qui touchent le PS et notre intercommunalité.
Les tribunes libres de nos élus ce mois ci donnent lieu à moults commentaires sur le trop grand intérêt suscité par l’affaire Kaltenbach.
Tous les élus de Clamart, de la majorité comme ceux de l’opposition s »offusquent pour diverses raisons du climat délétére que les vidéos dévoilées entretiennent sur notre ville depuis fin janvier et qui détourneraient aujourd’hui leur attention des affaires urgentes à traiter dans l’intérêt des clamartois(e)s. et de leurs préoccupations quotidiennes.
Les élus de Monsieur Kaltenbach accusent l’opposition d’appuyer toujours et encore là où l’affaire du maire leur fait le plus grand tort .
Certain en appelle même au respect dans nos rangs des valeurs fondamentales de la République !!
Il est malvenu au parti socialiste de s »ériger en donneur de leçon !…..A celui de Clamart encore moins qu’ailleurs !!
Ce climat des plus malsains est porté et entretenu par Monsieur Kaltenbach lui-même.
Il faut être aveugle et sourd pour balayer d’un trait le sens de ces images d’une gravité exceptionnelle et continuer à agir comme si de rien n’était .
Accaparé à sauver sa carrière compromise, Monsieur Kaltenbach ne cesse depuis de pourfendre son opposition avec de futiles accusations destinées à détourner l’attention de cette enquête pour corruption présumée, et sans apporter de réponses convaincantes aux légitimes questions que se pose la population.
Conformément aux règles de notre Justice républicaine, un juge d’instruction est chargé d’instruire l’affaire….à charge et à décharge.
Si la présomption d’innocence doit bénéficier au justiciable, nul n’empéchera le citoyen lamda de douter et d’avoir sa propre opinion en usant de sa la liberté de penser et d’appréciation envers une affaire de droit commun visiblement dictée par des motifs troubles dans tous les cas…
Ainsi donc, le climat à Clamart s’en trouverait fort assaini si Monsieur Kaltenbach proposait d’être relevé de ses mandats et s’effaçait de la vie publique jusqu’à ce que son implication personnelle dans l’affaire trouve sa conclusion.
Ce serait certes là une douloureuse mais courageuse décision que les élus de sa majorité devraient soutenir et lui conseiller de prendre sans plus attendre.
Elle permettrait de rétablir la réputation ternie de Clamart et de continuer à travailler dans l’honneur et la sérénité sur les dossiers urgents qui intéressent le plus nos concitoyens et qui ne peuvent attendre l’instant du jugement !