« Le bastion du sarkozysme »

Bien avant que les bureaux ne révèlent le choix des électeurs, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, savait déjà que cette élection était acquise à l'UMP.

« Le département des Hauts-de-Seine reste le département bastion du sarkozysme », déclarait Patrick Devedjian alors que les résultats sur la ville du maire-candidat, Jean-Pierre Schosteck, venaient tout juste de tomber.

Le patron de l'UMP a par ailleurs ajouté : « Le 92 est un département où on connaît le président ; ici c'est une circonscription où on connaît également très bien Philippe Pemezec (NDLR : l'élection en juin dernier de Philippe Pemezec a été invalidée à cause d'irrégularités lors de sa campagne en 2007) et Jean-Pierre Schosteck pour la qualité de leur gestion et de leur travail sur leur ville. Chartres, où la gauche est passée, doit être pris comme un résultat salutaire qui doit nous obliger à nous mobiliser. Les deux résultats sont significatifs mais on voit quand même que, lorsque le sarkozysme est bien connu, il a du succès. Cette victoire, c'est une grande victoire des amis de Sarkozy. »

Jean-Pierre Schosteck, fraîchement élu, n'a pas caché sa fierté non plus : « Nous étions investis d'une immense mission : il fallait conserver ce siège, sinon que nous aurait-on dit si nous avions perdu sur les terres de Nicolas Sarkozy ? »

Les scores du candidat de droite sont particulièrement satisfaisants au Plessis où, dans certains bureaux, le score atteint plus de 60 %.

« C'est une circonscription à droite qui reste à droite »

La gauche, quant à elle, qui avait tant d'espérance sur ce scrutin partiel, se console en soulignant qu'elle a tout de même progressé de plus de un point au regard du scrutin de juin dernier.

« C'est une circonscription à droite qui reste à droite, lâchait, un brin fataliste, le candidat PS et maire de Clamart, Philippe Kaltenbach. En juin, nous faisions 47 % et, là, on réalise 48,5 %. On n'est pas déçus, ce sont les électeurs qui ont choisi. Nos résultats sur Clamart (51 %) et Fontenay (57 %) sont en revanche un bon augure pour les prochaines municipales de mars prochain. »

Source LE PARISIEN du 04 février 2008